La dialectique de la mémoire de l’esclavage

Auteurs-es

  • Pierre Michelot Jean Claude

DOI :

https://doi.org/10.68181/khked326

Mots-clés :

Patrimonialisation, mémoire de l’esclavage, communication publique, Haïti, Unesco, politique culturel

Résumé

La mémoire de l’esclavage est ainsi envisagée sous sa dimension patrimoniale, en tant que patrimoine commun et vivant, incarné par une multitude d’objets culturels, matériels et immatériels légués par la période esclavagiste. En considérant la patrimonialisation comme un phénomène de communication publique, cet article vise à analyser le rôle des discours publics dans la construction sociale de la mémoire de l’esclavage, appréhendée dans sa dimension patrimoniale. En adoptant une approche critique, l’article fait état d’un certain antagonisme entre les discours produits par des instances internationales, telles que l’UNESCO, et la manière dont ces mémoires sont abordées localement. Les institutions se retrouvent ainsi prises entre deux feux : valoriser une mémoire imposée par l’extérieur ou continuer à glorifier une révolution nationale qui omet la dimension victimaire de l’histoire esclavagiste. Le défi autour de cette patrimonialisation réside donc dans la mise en place d’une politique culturelle incluant une stratégie de communication adéquate permettant de produire et de diffuser un discours haïtien inclusif, prenant en compte le défi de réappropriation, par les Haïtiens eux-mêmes, de leur propre histoire, constituée à la fois de fierté et de souffrances.

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Publié

2026-09-08